Rendre la prise de parole accessible à plus de 2000 étudiantes et étudiants

Talents Article publié le 05 février 2026 , mis à jour le 05 février 2026

La deuxième édition du Festival Lab'Oratoire initié par la Faculté des Sciences d'Orsay dans le cadre du PPEI s’est ouvert cette année aux filières de STAPS et de Droit.

Ces ateliers, nés d'une idée originale de Martine Guillaud, coach en art oratoire et rendus possibles grâce au soutien de Karine Steenkeste, enseignante-chercheuse à la Faculté des Sciences, visent à faire prendre conscience aux étudiant.e.s de première année de licence, de l'importance de leur parole et de leur posture pour s’affirmer, convaincre, dépasser leur peur du jugement tout en respectant leurs interlocuteurs. Le tout pour valoriser leurs compétences. « L’idée, c’est de devenir acteur de soi-même, précise Martine Guillaud. Je ne travaille pas spécifiquement sur l’éloquence mais plutôt sur une posture : comment incarner la parole ? Oser prendre sa place ? Comment suis-je perçue par mon interlocuteur ? » 

L’objectif pédagogique des ateliers « Lab’Oratoire » est donc de permettre à chacun.e de s’épanouir et de trouver sa place, dans sa formation et son environnement, tout en développant son sens de l’écoute.

Une action de grande envergure

Soutenus par l’École Universitaire de Premier Cycle Paris-Saclay dans le cadre de son appel à projets, les ateliers Lab'Oratoire ont aussi été proposés cette année à la communauté étudiante de deux autres composantes de l'université Paris-Saclay : les L2 de la Faculté des Sciences du Sport et les L1 Droit de la Faculté Jean Monnet, soit environ 2100 étudiantes et étudiants au total.

L’organisation nécessaire pour encadrer un si grand nombre de participants a été immense, tant sur le plan logistique que pour Martine qui a mobilisé 13 intervenant·es, « essentiellement des artistes du monde du théâtre, de la mise en scène, du chant, de la danse, mais aussi des influenceurs du monde oratoire » nous précise-t-elle. Corentin Eveno qui a participé dernièrement à l’émission « Loups Garous » sur Canal + et qui compte 330 000 followers sur Instagram était de la partie.

Ne pas être dans le jugement

Martine a imaginé une série d’ateliers, enchaînant exercices collectifs et moments consacrés à la préparation de la restitution, « une partition qui monte crescendo » !
Mais comme Martine le souligne, ce qui était surtout demandé aux étudiant.es, c’était un engagement. « On voulait qu’elles et ils osent parler de ce qu’elles et ils ressentent. La parole, c’est aussi politique. Qu’elles/ils profitent de cette opportunité de s’exprimer librement ».

Pendant les 3 représentations finales, l’amphi ne pouvant pas accueillir plus de 900 personnes, chaque étudiante et étudiant a pu monter sur scène et s’exprimer devant un public enthousiaste. Pas de jugement, ni de note dans ce cadre. Le but du festival, c’est surtout que chacun puisse dépasser sa crainte de s’exprimer à l’oral,  crainte qui remonte souvent à l’enfance. 

Ce festival a également permis aux étudiant.es d’apprendre à se connaître, à se parler, surtout pour le plus réservé.es. Une réflexion est en cours pour pérenniser ce grand succès.

Un documentaire en préparation

Un documentaire sur le Festival Lab’oratoire devrait sortir prochainement. Il s’agira d’un film à but pédagogique pour laisser une trace du festival et donner envie à la communauté étudiante de participer à la troisième édition en 2027.